zondag 14 maart 2010

Frankrijk alweer weduwe. Vaarwel Jean Ferrat...

Frankrijk is een grote stem kwijt. Jean Ferrat is niet meer. Hij werd 79. Geëngageerd, gelieerd met de communistische partij, en bevriend met voorman en dichter Louis Aragon. Nog voor Leo Ferré zou hij zijn teksten op muziek zetten. Ook bij ons is hij bekend. Elke Vlaming en Nederlander kent Het dorp van Wim Sonneveld, maar zoals die zelf toegeeft in het onderstaande filmpje haalde hij de mosterd bij Ferrat en zijn evergreen La montagne (1964). Een extra filmpje bewijst dat.
Jean Ferrat verliest zijn joodse vader tijdens de oorlog, gedeporteerd, gestorven in Auschwitz. Het inspireerde hem tot een indrukwekkende versie van Aragons gedicht Nuit et brouillard (zie reacties).Hieronder een versie uit 1966, met de tekst erbij.
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre Ils ne devaient jamais plus revoir un été La fuite monotone et sans hâte du temps Survivre encore un jour, une heure, obstinément Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge Les veines de leurs bras soient devenues si bleues Les Allemands guettaient du haut des miradors La lune se taisait comme vous vous taisiez En regardant au loin, en regardant dehors Votre chair était tendre à leurs chiens policiers On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ? L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été Je twisterais les mots s'il fallait les twister Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

3 opmerkingen:

Patricia zei

'Nuit et brouillard' een gedicht van Aragon? Ik dacht het niet...

Bart Van Loo (1973) zei

Ik vond het gedicht van Aragon niet meteen, en heb het nog steeds niet gevonden. Internet is verdeeld, sommigen hebben het over Aragon, anderen stellen dat de tekst van Ferrat zelf is. Ook mijn Franse vrienden zijn verdeeld. Iemand zou een op een cd moeten zien hoe het juist zit. Mijn excuses alvast indien ik het bij het verkeerde eind heb, en dus te snel concludeerde.

Martijn Couwenhoven zei

Hanns Eisler?